Etape 3 : Botni - Kistufell refuge d'urgence. très loin de tout.
Aujourd'hui, c'est du tres lourd, 75km et gros dénivelé, arrivée en altitude à plus de 1200m. Je vais longuer sur la gauche le fameux volcan Askja (l'enfer en islandais) toute la journée.
J'ai la visite, juste avant de quitter le refuge, d'un couple de cyclistes hollandais. Il s'apprête à faire la même traversée que moi. Cool. On compare nos velos, le mien fait sacrément bohème, en comparaison: chez eux, tout est bien fixé, sur des racks avant et arrière ( ce que je n'ai pas réussi à avoir avant de partir du fait des pénuries... ), leur vélos sont équipés de boite de vitesse, c'est à dire qu'il n'y a pas de plateau, ni de cassette mais une boite d'engrenages au niveau du pédalier. Ils partent avec environ 30 minutes d'avance sur moi.
Je décolle vers 8h45, et d'entrée je ne suis pas déçu, pour retrouver la voie, les kernes sont bien là mais les premiers sont difficiles à trouver.
Je suis rapidement harcelé par des dizaines de petites mouches qui attaques les yeux, les oreilles. Je mets ma moustiquaire de tête. Ces petites mouches sont présentes parfois la où il y a de l'eau.
Top mode
Les 8 premiers km seront donc dans ce champs de lave, c'est relativement difficile de progresser, à gauche, à droite en haut en bas tout le 5 m on change de direction... 2h30 je crois pour les parcourir... j'ai eu le sentiment d'un endroit très inquiétant, chaotique à hauteur d'homme, cela ne m'étonne pas beaucoup que le pays soit rempli de légende sur les trolls et autres habitants mystérieux de la lande.
La voie passe maintenant dans plusieurs zones sablonneuses immenses qui serpentent entre les zones de coulée de lave. 20km, c'est plutôt plat, il n'y a pas de pluie.
Puis je m'engage dans un immense cayon ... ca monte non stop. Au milieu de ce canyon se trouve un autre refuge , le Djyngjudjalladallur refuge dans le cayon du même nom...
J'y retrouve mes cyclistes du matin qui terminent leur déjeuner. Jattaque le mien a l'abrit de la pluie. Ils repartent a nouveau avec 30 minutes sur moi.
Oui, là,il se met à pleuvoir sérieusement. On va pas se plaindre, je suis venu en connaissance de cause. Ça monte, ca monte, ca monte...paradoxalement, aucun point d'eau nulle part... le glacier Vatnajokull apparait a l'horizon comme une lumière dans la nuit, c'est magnifique.
J'avance lentement. En haut d'un col, qui edt en fait un volcan, je tombe sur un cratère géant, il fait pas loin de 200m de profondeur si j'en crois ma carte.
La pluie cesse. Comme pour m'encourager, un magnifique arc en ciel pavane.
Je continue, mais amis cyclistes ont planté la tente sur un champs de pierres, ils n'en peuvent plus, il est tard, je pense que le refuge que je vise est encore loin (2h ??), je veux l'atteindre ! C'est là bas que je dors... bon j'ai consommé 1 litre d'eau sur les 2 que jai... je ne touche jamais au second, question de sécurité.
Je monte un col, au sommet j'aperçois une camionnette... au fur et a mesure que j'avance, je decouvre quil s'agit d'une camionette grosses roues aménagée en camping car. Je tape à la porte, un couple d'islandais joue aux cartes. Je me signale et demande un peu d'eau.
"Le refuge Kistufell est il loin? " " en vélo 30 minutes".... je vais mettre 1h30... la route est attroce , les pierres immenses, je suis sur que même avec leur roues surdimensionnées c'est pas simple.
Comme un mirage (miracle ?!), un point blanc apparait au milieu d'une montagne noire, c'est le refuge. Plus j'avance plus il semble s'éloigner, je serpente entre les collines sans jamais avoir l'impression de progresser, et puis il faut se rendre à l'évidence,.j'arrive... il est perché sur un petit prémonitoire, les 5 derniers mètres pour y monter le vélo sont un calvaire.
Statistiques vélo du jour : 78km , 920m de dénivelé positif, 10h45 en selle...
Quel parcours! Ça rigole plus...Bon courage dans cette aventure 😉
RépondreSupprimerTon look apiculteur à vélo est terrible, le casque de travers j'adore😉. Ce fut encore une sacrée journée !!!
RépondreSupprimerBisous
Carole
C'est clair, que la.casque, la moustiquaire, les lunettes, on a limpression d'être dans un scaphandre
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