Etape 4 : Kistufell - Nyidalur Mountain Hut, le guet apen
Hier soir je suis arrivé au refuge à 22h45... la porte et les vitres sont protégé par des volets mobiles de sécurité qu'il faut enlever pour profiter d'un peu de lumière... oui, à 23h il faut encore bien jour sous ces latitudes. Le refuge est en moins bon état que Botni, mais ca ira largement.
quand il y a une main courante entre les toilettes sèches et le refuge c'est qu'il doit pas faire beau tout les jours!
Le refuge est sur un flanc de la montagne Kistufell elle même acculée au glacier geant Vatnajokull. Il fait frais, mais rien de problématique.
Je suis soulagé de voir au refuge un grand bidon où il est indiqué : " eau de secours, uniquement pour randonneurs et cyclistes " super, je vais pouvoir me préparer à manger et repartir demain sans ce souci.
Hop au lit dans mon duvet bien chaud...
Alors, aujourd'hui, l'étape est d'environ 60 km, la logique voudrait que je redescende beacoup, je vais surement bien m'éclater sur ces petits chemins avec l'espoir qu'il ne soit pas trop cassant. Un detail que vous avez peut être remarqué , mon vélo n'a pas de suspension... trop ringard 😁. Tout dans les bras !
Alors aujourd'hui niveau meyeo c'est couvert comme souvent, mais surtout ce qu'il faut noter c'est que mon meilleur ennemie ne montre que le bout de son nez. En effet, le vent est quasiment absent, j'ai du bol...
Ah oui, aujourd'hui, j'attaque les passage de rivière, les guets ou fords en anglais, je redoute un peu ça, notamment ceux qui sont limites car trop haut et trop de courant. Sur la carte il y en a 2 indiqués, mais en fait j'en ai passé pas loin de 10 aujourd'hui !
On évalue assez rapidement la difficulté de passage, il faut tout de même, lorsque l'on voit que ça envoit pas mal, faire un premier passage à vide et estimer le meilleur chemin. Je me trimballe un baton de marche qui va me servir de troisième jambe pour ne pas céder au courant. J'ai aussi une paire de chaussons en néoprène qui m'a paru être la meilleure solution dans ces eaux glaciales.
Dans le cas d'un guet compliqué, il faut donc , décharger tout le vélo, faire passer les bagages, puis porter le vélo. Cela peut prendre une heure et 6 ou 7 alléd et retours.
Effectivement après une belle (et jamais assez longue) descente, je quitte ma route de traverse et rejoint la route F910 qui mène à Askja: j'avais pas souvenir qu'elle etait aussi pourrie...puis je rattrape la F26, l'une des principales routes qui traverse me pays, je ne vais plus la quitter de deux jours.
Bon, voilà le premier guet sérieux est devant moi, la journée est déjà avancée, l'eau a eu le temps de monter avec la pluie et la fonte du glacier en journée. De l'autre côté de la rive, une cycliste est là, visiblement elle n' ose pas tenter le coup. Pas de voiture. Je lui indique que je passe. Je chausse les néoprènes et go , le baton est tres utile et rassurant dans le courant. L'eau arrive au genou... ca passe faut juste faire gaffe.
La cycliste m'indique qu'elle est là depuis 1h environ et a priori attendait de l'aide. Bon, pas de problème, je vais faire les allés et retours pour tout les deux.
Tout se passe bien jusqu'au moment où passant un de mes bagages, je me rends compte qu'il est ouvert et qu'il a gentiment déverser à la rivière la moitier de sa cargaison. M..... je constate rapidement que mon sac de couchage (!!!!!) N'est plus là , je le vois flotter au loin dans le courant, il est déjà tres loin, impossible de rattraper le coup. Il veut rester en Islande, je le comprends, mais il n'a pas fini le job. Apres inventaire, il manquera aussi à l'appel mes 2 t shirts, un collant merinos et de 2 paires de chaussettes... mon super oreiller gonflable devenu défectueux, lui, est bien rester en place.
Je fini les transbordements, le mini Van 4x4 croisé deux jours plus tôt arrive vers la fin, nous aide et nous économise un ou deux passages.
Bon bilan, c'est quand même assez con, mais c'est comme ça. Ce soir je suis en chalet donc ca va aller, mais demain, je suis en tente et les deux derniers jours aussi... La cycliste me donne gentiment sa couverture de survie. Je ne peux pas trop dire non...
Bon, je suis à la bourre, Nyidalur est encore loin, et normalement il y a encore deux rivières, la derrière juste devant le chalet a très mauvaise réputation.
Me voila reparti... je suis a un moment doublé par deux jeeps aux roues susmentionnée dont une des services de secours. Le jeune au volant me dit qu'un cycliste est attendu au chalet , mais n'est pas encore là... je lui dis que c'est sûrement moi... en fait la gardienne du refuge m'avais envoyé un sms, mais mon tél n'est pas allumé pour conserver la batterie. J'apprends au passage que le réseau est ok dans le coin...
Tout les randonneurs ou cyclistes indiquent toujours au maximum leurs intentions, destinations a un maximum de personnes, celà peut sercir en cas de pb.
Les voitures me dépassent en repartant à vive allure.
J'arribe finalement à Nyidalur, oula, la riviere est gigantesque et un passage est visiblement tres profond. Je vois les jeeps en face, le temps d'arriver sur la rivière, une des jeep démarre et vient me chercher. Cool !
Me voici arrivé, plus léger...
Houa bravo ! Tu es courageux de le faire à vélo...
RépondreSupprimerHa au fait c est miamoto des Canaries qui a oublié de signer le commentaire au dessus....lol
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