Etape 5 - Refuge Nyidalur à Versalir
Voilà, je suis arrivé à Nyidalur, il est environ 21h. L'accueil par la gardienne est chaleureux: elle me donne des pommes et des bananes ainsi que deux ou trois autres petites choses à manger. Les cyclistes et autres randonneurs, qui ont des jours de plats lyophilisés derrière eux, sont spécialement considérés et ont droit à ce type d'attentions.
Le bâtiment principal
Nyidalur, c'est un poste avancé dans la pays, peut-être le plus avancé, quasiment parfaitement au centre du pays sur la F26 dans la région du Sprendisandur; rien au sud à moins de 100km, rien au Nord à moins de 150km. Nous sommes, là , à 960m d'altitude, entourés de 3 glaciers différents, le Vatnajokull, l'énorme Hofsjokull et le plus petit et plus proche, le Tungnafellskokull. L'endroit est composé de 4 ou 5 baraquements, le refuge des visiteurs, le bloc sanitaire, une maison pour les services de secours et gardiens/rangers, et un bâtiment principal. Un groupe électrogène tourne de temps à autres. Une piste d'aéroport est aménagée à proximité, comme dans pas mal d'endroits du pays, directement sur le sable/pierre.
Ce soir, nous ne sommes pas nombreux au refuge, il y a 3 géologues Islandais, deux motards suisse et moi. Tiens, d'ailleurs, les secouristes m'ont tout de suite dit, hier, qu'une moto était restée bloquée dans la rivière juste à coté, et que visiblement, la sortir de là avait été leur activité de la journée. Du coup, j'ai questionné les motards sur la manière dont ils passent les rivières: En fait, c'est une moto à la fois et deux personnes pour le passage, le moteur tourne, l'un gère l'accélération l'autre stabilise la bête; rien de plus dangereux apparemment que de se faire renverser par le courant avec sa moto qui tombant sur le motard le bloque sous l'eau !!
On tape la causette, entre tous, les gens sont très souvent assez intéressants et aiment à échanger leurs expériences ou des infos sur le voyage en cours. Dehors, les secouristes grillent des saucisses.
La gardienne me trouve le "sac de couchage d'urgence" qui par chance existe dans le refuge. Cà ira très bien pour moi cette nuit. Et bonus ultime, je vais pouvoir tout faire sécher, sac et affaires qui ont bien subis les intempéries de la journée.
La nuit fut excellente.
Ce matin, je révise entièrement le vélo, c'est important pour moi à mi parcours, de repartir à 100%. ah, mince, je me rends compte que j'ai aussi perdu mon pneu de rechange, surement dans l'un des guet hier, je ne l'ai pas bien remis et Bamm !!! , le pneu de rechange çà reste une sécurité qui n'est pas 100% essentielle comme des chambres à airs, c'est quand même très rare de fendre un pneu au point qu'il ne puisse plus être utilisé, mais bon, j'avais pris le maximum de précautions au niveau des pièces de rechanges, au détriment du poids, mais au bénéfice de la sérénité. J'ai en stock avant moi : une série de rayons de rechanges, une chaine et des maillons attaches rapides, une pate de dérailleur (peut-être la pièce la plus sensible d'un vélo). La chaine prend chère avec la poussière et les rinçages en rivière aussi je la nettoie et je l'huile avec de l'huile spéciale pour les conditions humides. Niveau roues , tout est OK, RAS sur les rayons, les pneus impec, je relève la pression, rien n'a bougé.
mon Kona Sutra ULTD, un vélo hybride en acier, ni VTT, ni Vélo de route, qu'on pourrait qualifier de "Monster Gravel". Je lui consacrerai un article ultérieurement.
10h30, je pars encore vraiment trop tard aujourd'hui, mais il fallait prendre le temps de tout bien remettre d'aplomb, surtout après la perte du matériel hier.
L'étape du jour sera entièrement sur la F26, environ 58 kilomètres pour atterrir au prochain bâtiment sur la route, un refuge privé nommé Versalir. Un seul guet est indiqué sur la carte, mais cela m'étonnerait que l'on en reste là.
Un grand Lac
un bon aligot lyophilisé pour le déjeuné, croyez moi, le top !!!
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| une belle rivière traversée par un pont de bois (ouf), je vais y voir un petit vison tout noir, unique animal croisé dans les hautes terres |
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La F26 est en relativement bon état et l'on peut y rouler bien plus vite par rapport aux routes précédentes, par contre, elle est constamment parsemée de vaguelettes, les "bumps" en anglais. Ces vaguelettes sont formées par le passage des voitures, en général, à vive allure. En vélo, c'est dur, il faut trouver le coin de route qui est épargné, et cela demande de sans cesse changer de ligne.
L'étape n'a pas été trop dure, j'arrive vers 18h aprés avoir passé tout de même quelques guets et croisé quelques voitures ( < 15...). Me voici arrivé à Versalir, il y a là 2 maisons, visiblement des refuges privés, en bon état, mais personne n'est là. Je me tanque à 200m de là et plante (arrime) ma tente, il pleut un peu. On est à 600m d'altitude, il fait frais mais rien de problématique.
trouvez la tente
Alors, comme vous le savez maintenant, je n'ai plus de sac de couchage, alors ce que je vais faire avec ce qui reste, c'est: en haut, bonnet + capuche, mon mérinos + doudoune, en bas, mon cuissard polaire + deux paires de chaussettes, le tout emmailloté d'une couverture de survie. C'est pas mal... j'ai pas froid pour l'instant, mais lorsque le soleil ne sera plus là... je sens que la nuit va être mouvementée....
Statistiques vélo du jour : 55,78km, 586m de dénivelés positifs, 5h53 de temps de vélo.








Franchement je suis épaté ! encore bravo Fred. ça doit être une expérience tellement enrichissante ! Merci pour ce blog et tes photos ! Bon courage pour la suite ! Luc B.
RépondreSupprimerSalut Luc , Merci !! Je suis Monsieur tout le monde, un peu d'entrainement et d'organisation et c'est faisable ;-)
SupprimerSalut mon poto, c'est vraiment beau où tu vas... profite un max,et continue de nous faire rêver... Joaquim
RépondreSupprimerLa lune !! Merci Jo
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